Chapitre 10
Masses et rayon de gravitation
Dans le chapitre
précédent, nous avons vu que la portée du rayon de gravitation des masses,
postulé par le modèle temporaliste, est donnée par la
formule r = m½ (r = rayon, m = masse). Le rayon de gravitation constitue la
limite des liens gravitationnels entre des masses, faibles ou importantes
(comme les étoiles, galaxies, amas, etc.…) c’est-à-dire que la portée de la
gravitation d’une masse ne peut être qu’égale ou inférieure à r, autrement dit
à l’accélération G’ (6,582 10-8 cm/sec2) du champ gravifique. En mécanique
newtonienne, l’accélération due aux masses est également de mG/L2 . Ainsi si
nous appliquons cette formule à la Voie Lactée (masse environ 2 à 3 10. 45 g, rayon 50.000 A.L., nous obtenons
(dans le système cgs) : 2,5 10.45 g x 6,67 10.-8 / 5
10.22 x 5 10.22 cm = 6,67 10.-8 cm/sec 2. L’accélération, à la limite
extérieure de notre galaxie, est égale à l’accélération du champ gravifique
externe. Elle est donc neutralisée et, selon le modèle temporaliste,
son rayon de gravitation est bien donné par la formule r = m½ (Chapitre 9) soit
2,5 10. 45 ½ = 5 10.22 cm
Nous allons calculer,
pour les concentrations de matière connues, de la planète terre aux plus
grandes structures de l'univers, le rayon de gravitation théorique, à portée finie,
et le confronter aux dimensions observées de ces différentes masses (dans le
système cgs). Lorsque les masses ne sont pas connues
avec précision, nous avons estimé la masse totale d'une structure égale à
environ 50 fois la masse visible (conformément aux estimations de 0,50 % de masse visible et de 25 % de masse
sombre : 25 / 0,5).
Avant d’entrer dans le
vif du sujet, il faut rappeler que les masses et les distances des différentes
structures, surtout si elles sont lointaines ont une précision toute relative.
Ainsi, ZWICKY (1933) indique que le rapport entre la masse dynamique et la
masse visible d’une structure est de l’ordre de 400. Par ailleurs, il est admis
que la constante de proportionnalité entre décalage spectral et distance n’est
déterminée qu’à un facteur 2 près.
Compte tenu de toutes
ces incertitudes, nous allons confronter le rayon de gravitation théorique des différentes masses cosmiques et
leur rayon de gravitation réel, indiqué soit par les dimensions de ces masses
soit par la limite de leur influence sur d’autres masses. Nous considérons que
si nous avons, rarement, une différence d’un ordre de grandeur, cette
différence est acceptable eu égard aux approximations des paramètres cosmiques.
1) La terre :
masse 6 10.27 g - rayon de gravitation 7,7 10.13 cm - distance du
satellite lunaire 3,5 10.10 cm -
magnétosphère environ 8.10.9 cm ( Philippe Escoubet 2001)
2) Le soleil :
masse 2.10.33 g - rayon de gravitation 4,5 10.16 cm - limite du système
solaire et de l'espace interstellaire 1,4
à 1,8 10.15 cm (Nasa 1993), hélio pause 4,5 10.15 cm, Nuage d'Ort influencé par
les étoiles de la Voie Lactée 3 10.18 cm (Rosanna L.
Hamilton 1999)
3) Les amas
globulaires :
Masse moyenne de 10.000
étoiles soit 2.10.33 g x 10.000 = 2.10.37 g - masse totale estimée1.10.39 g -
rayon de gravitation 3,2 10.19 cm - rayon moyen plusieurs dizaines d'A.L. soit 3 à 5
10.19 cm (Hartmut Frommert
- Christine Kronberg - 2001)
Masse moyenne 1 million
d'étoiles soit 2.10.33 g x 10.6 = 2.10.39 g - masse totale estimée 1.10.41 g -
rayon de gravitation 3,2 10.20 cm - rayon moyen 200 A.L. soit 2.10.20 cm (Hartmut
Frommert - Christine Kronberg
- 2001)
M92 - masse estimée
environ 330.000 soleils soit 2.10.33 g x 330.000 = 6,6 10.38 g - - rayon de
gravitation 2,6 10.19 cm - rayon 30 à 42 A.L. soit 3 à 4 10.19 cm (Hartmut Frommert - Christine Kronberg -
2001)
4) La Voie Lactée :
200 milliards d'étoiles soit 2.10.11 x 2.10.33 g = 4.10.44 g, masse estimée
4.10.44 g x 50 = 2.10.46 g - rayon de
gravitation 1,4 10.23 cm - rayon 50.000 A.L. soit 5 10.22 cm - galaxie naine satellite SagDEG
à 5 10.22 cm (Hartmut Frommert
- Christine Kronberg - 1999) ; les satellites de
la Voie Lactée, le Petit et le Grand Nuage de Magellan sont situés à 60 Kpsc de notre galaxie soit 2.10.23 cm
5) Les amas de
galaxies : Amas typique 10.15 masses du soleil soit 2 10.33 g x 10.15 = 2
10.48 g - rayon de gravitation 1,4 10.24 cm - rayon Abell typique 1,5 Mpsc soit 5 10.24 cm
-(amas Coma) (Cambridge Cosmology).
D’après un consensus des
spécialistes, nous avons retenu les chiffres suivants :
Groupe de 10 galaxies : masse moyenne
10.13 masses du soleil soit 2.10.46 g (masse moyenne d’une galaxie 2.10.45 g)
Amas standard : 500
galaxies, masse moyenne 3.10.14 masses du soleil soit 6.10.47 g (masse moyenne
d’une galaxie 1,2.10.45 g)
Amas riche : 3.000
galaxies, masse moyenne 5.10.15 masses du soleil soit 1.10.49 g (masse moyenne
d’une galaxie 3.10.45 g)
Nous avons donc
retenu la masse de 2 10.45 g comme masse moyenne d’une galaxie.
6) Amas de la Vierge
(Virgo) : masse estimée 8 10.48 g – rayon de
gravitation 3 10.24 cm – distance
maximale des galaxies au centre de l’amas : 7 millions A.L. soit 7 10.24 cm
7) Les superamas de
galaxies : 10 à 32 amas par superamas en moyenne - Notre superamas (qui contient le Groupe Local),
centré sur Virgo, masse 10.16 masses du soleil soit 2
10.33 g x 10.16 = 2 10.49 g - le ratio masse/luminosité étant de 570 indique la
présence d'une importante masse sombre - rayon de gravitation probable 4,5
10.24 cm / 1.10.25 cm (environ 1,5 à 3 Mpsc) - rayon 2 10.25 cm (Cambridge Cosmology)
8) Le Grand
Attracteur : super superamas dont le centre est le superamas ACO 3627 (ou
amas Norma) masse 5 10.16 masses du soleil soit 2.10.33 g x 5 10.16 = 1.10.50 g
(sa masse est probablement plus importante ; on soupçonne l’existence
d’autres superamas indétectés) rayon de gravitation 1.10.25
cm - distance de la terre 60 Mpsc soit 1,8 10.26 cm. Les données sont
incertaines, en raison du fait que le Grand Attracteur est largement caché par
les poussières du disque de la Voie Lactée.
(Kraan-Korteweg 1998 - 2000)
9) Les Grandes
Structures de l’univers: Les galaxies, constituées d’étoiles, de gaz et de
matière noire, sont regroupées en amas de galaxies, puis en super amas de galaxies
regroupés dans de gigantesques formations, grands murs, filaments et grands
vides. L’univers est structuré, selon les auteurs, en mousse, en éponge,
feuillets, crêpes ou toile d’araignée tridimensionnelle. En réalité, on
peut considérer que l’univers est structuré en filaments formés de gaz,
d’étoiles, d’amas et de super amas de galaxies et de matière noire. Ces
filaments représenteraient environ 10 % de l’espace et contiendraient 15 % des
galaxies et amas de galaxies. Leur longueur typique est comprise entre 50 et 80
Mpsc (1,5 et 2,4 .10.26 cm). Ils délimitent la
frontière d’immenses vides. Ceux-ci ont des
diamètres typiques allant de 25 Mpsc soit 8
10.25 cm à 125 Mpsc soit 4 10.26 cm. Situé entre 6 et
10 milliards d’A.L. de la terre, le plus grand vide
découvert jusqu’ici, dans la direction de la constellation d’Eridan, par
Lawrence RUDNICK (Août 2007) aurait un diamètre d’environ 1 milliard d’A.L. (1.10.27 cm). Ce grand vide dont on estime la
probabilité d’existence à 5 x 10-10
ainsi que les différentes structures inhomogènes existantes remettent gravement
en question le modèle standard de la cosmologie fondé sur le principe
cosmologique attribuant à l’univers une structure homogène et isotrope. Le
modèle du Big Bang, avec l’expansion de l’univers,
constate cette structure répétitive et irrégulière des grandes masses de
l’univers et surtout de ces vides énormes allant d’environ 1.10.26 cm à 1.10.27
cm. Le modèle standard est incapable d’expliquer les causes de l’existence de
ces vastes vides dont la probabilité est infime (5 x 10-10).
Le modèle temporaliste, a contrario, fournit une explication simple
de la structure de l’univers et de la raison de l’existence des filaments et
des grands vides.. Dans le modèle temporaliste,
la gravitation a une portée finie, concrétisée par le concept de rayon de
gravitation r = m½ (r = rayon, m = masse). Dans les filaments, l’influence
gravitationnelle des galaxies et des amas de galaxies s’exerce longitudalement car les masses sont relativement proches et
donc au-dessous du seuil des rayons de gravitation. Si nous prenons l’exemple
d’un amas de galaxies riche (3.000 galaxies) dont la masse moyenne est de
1.10.49 g, son rayon de gravitation est de
1.10.49 ½ = 3.10.24 cm, il peut donc exercer une influence gravitationnelle
sur les galaxies et amas de galaxies dont la distance moyenne est de 1Mpsc
(3.10.24 cm – voir ci-dessous article
10), ceci tout au long des filaments.
Quant aux vides, les
galaxies, amas et superamas de galaxies ne peuvent y exercer d’influence gravitationnelle
que si leur rayon de gravitation est égal ou supérieur aux rayons des vides
qu’ils côtoient. Par exemple ; pour un vide de 1.10.25 cm, la masse
gravitationnelle nécessaire est de 1.10.50 g soit la masse de 40.000 galaxies ; pour un vide de 1.10.26
cm, la masse gravitationnelle nécessaire est de 1.10.52 g soit la masse de 4 millions de galaxies ; pour un
vide de 1.10 .27cm (vide de Rudnick) la masse
gravitationnelle nécessaire est de 1.10.54 g soit la masse de 400 millions de galaxies. L’importance
des masses nécessaires à une influence gravitationnelle des galaxies et amas de
galaxies sur les grands vides et la rareté de telles concentrations de galaxies
expliquent l’existence de ces vides qui est une des graves contradictions au
modèle du Big Bang.
Rappelons que les
concepts d’expansion de l’univers et de Big Bang sont
réfutés par le modèle temporaliste. Dans ce modèle,
il n’y a ni origine temporelle de l’univers, ni singularité.
10) Rayons moyens de
gravitation et distances moyennes :
Les étoiles dans les
galaxies: rayon de gravitation 4 10.16 cm - distance moyenne 1 psc soit 3 10.18 cm
Les galaxies dans les
groupes et amas: rayon de gravitation 4 10.22 cm - distance moyenne 1 Mpsc soit 3 10.24 cm
Les amas de galaxies
dans les superamas: rayon de gravitation 1,4 10.24 cm - distance moyenne
de 1 à 10 Mpsc soit 3 10.24 cm à 3 10.25 cm
Les superamas de
galaxies : rayon de gravitation 5 10.24 cm à 1.10.25 cm - distance
moyenne 100 Mpsc soit 3 10.26 cm
Les vides ont des
dimensions moyennes égales à 1.10.26 cm ou
supérieures (1.10.27 cm)
Conclusions : Si on résume les résultats précédents, on constate que,
conformément aux exigences du modèle temporaliste,
les dimensions ou l’influence gravitationnelle des concentrations de matière,
de la terre aux plus grandes structures, sont, en ordre de grandeur, égales ou
inférieures aux rayons de gravitation. Seul le Grand Attracteur fait exception,
à un ordre de grandeur près. Il est vraisemblable que sa masse ou sa distance,
ou les deux, sont à réviser. Ceci est d'autant plus probable que le Grand
Attracteur est caché par les poussières du disque de la Voie Lactée, ce qui
altère la précision des mesures. La dimension des vides, de l'ordre de 10.26 cm
et plus, s'explique également par le rayon de gravitation inférieur des
superamas de galaxies de l'ordre de 1.10.25 cm.
Les théories classiques
de la gravitation chez lesquelles la portée des forces est illimitée, de même
que le Hot Big Bang, ne peuvent rendre compte ni des
résultats précédents ni de leur précision. L'univers apparaît structuré avec
une périodicité de distribution dans les trois dimensions, séparée par des
vides en moyenne de 120 Mpsc (4 10.26 cm), comme dans
un échiquier. Ces structures, incompréhensibles dans les modèles précédents,
découlent naturellement de la portée finie des rayons de gravitation propre au
modèle de gravitation temporaliste.
La formation de ces
larges vides pose d' ailleurs un problème grave au modèle du Hot Big Bang. Pour traverser un vide de l'ordre de 4 10.26 cm,
à la vitesse moyenne pour une galaxie de 600 Km/sec, il lui faudrait environ
200 milliards d'années, ce qui signifie que la situation actuelle des galaxies
et des vides reflète leur situation à l'époque du Hot Big
Bang!
Suite : 11 Conclusions, tests et conséquences
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