Chapitre 3
CONCLUSIONS
Le Hot Big Bang, le modèle standard de la cosmologie moderne, découle historiquement de la découverte par Hubble des décalages spectraux des galaxies lointaines. Interprétés en récession des galaxies, ces décalages spectraux ont engendré les concepts d'expansion de l'univers, d'explosion primordiale et d'origine de l'univers. Les astrophysiciens et cosmologistes, expérimentateurs et théoriciens, ont recherché les preuves du modèle. La nucléosynthèse primordiale, le fond diffus cosmologique et les décalages spectraux sont devenus les piliers du modèle. Puis la théorie de l'inflation a tenté de répondre aux graves problèmes qui se posaient au modèle standard du Hot Big Bang.
En l'absence d'alternative crédible au Hot Big Bang, celui-ci tient le haut du pavé. Il souffre néanmoins, comme nous avons tenté de le montrer dans les chapitres précédents, de nombreuses et graves discordances observationnelles et théoriques. Il repose, en réalité, sur une base fragile, l'interprétation du fait des décalages spectraux en récession des galaxies. Le modèle temporaliste propose une interprétation différente des décalages spectraux qui fait disparaître la majeure partie des difficultés du modèle du Hot Big Bang.
Nous allons brièvement rappeler ci-dessous les problèmes et les discordances du modèle du Hot Big Bang.
1) Pourquoi l'expansion commence-t-elle au-delà de la Voie Lactée et non en-deçà ?
2) La valeur la plus rapprochée actuelle de la constante de Hubble Ho se situerait, après des décennies d'observations et de rectifications, à 72 Km/sec/Mpc. La valeur correspondante dérivée de la constante To du modèle temporaliste, établie théoriquement en 1962, est de 67,71 Km/sec/Mpc. . Les dernières données fournies par WMAP (Février 2003) permettent de fixer la valeur de la constante Ho de Hubble à 71 Km/sec/Mpc (avec une marge d'erreur de 5 %) ce qui confirme bien la valeur temporaliste de Ho de 67,71 Km/sec/Mpc. ( http://map.gsfc.nasa.gov/m_mm/mr_limits.html ).
3) Pourquoi l'univers n'est-il homogène et isotrope qu'au-delà seulement de 100 à 200 Mpc ?
4) Les problèmes de l'horizon, de l'univers plat et des monopoles magnétiques ne trouvent de solution que grâce à l'hypothèse de l'inflation, hautement spéculative.
5) Quelles sont les causes de l'explosion primordiale ? Qu'y avait-il auparavant ? Quelle est l'origine du temps et de l'espace ?
6) Le modèle de l'inflation, conçu pour pallier aux grandes difficultés du modèle du Hot Big Bang est une hypothèse de nature spéculative, sans fondement expérimental, qui extrapole, de façon considérable et arbitrairement, les lois de la physique. C'est une hypothèse ad hoc.
7) L'inflation n'a pas de cause connue.
8) L'existence de la constante cosmologique, impliquée par le modèle inflationnaire, demeure une pure hypothèse.
9) La faiblesse des anisotropies du fond diffus cosmologique ne peut rendre compte de l'importance, tôt après le Big Bang, des grandes structures de l'univers.
10) La prédiction du fond diffus cosmologique par de nombreux chercheurs est antérieure au modèle du Hot Big Bang et à celle de Gamow qui reposait sur des bases fausses.
11) La nucléosynthèse primordiale souffre de nombreuses difficultés : densité baryonique observée non conforme aux prévisions, problèmes du 7Lithium et de l'abondance du 2Deutérium.
12) Les observations de la densité de l'univers, favorables à un univers plat mènent à un âge de l'univers de 9 milliards d'années. Cet âge est incompatible avec l'âge déduit de l'observation des éléments radioactifs (de 11,5 à 17,5 de milliards d'années), des amas globulaires les plus vieux (entre 16 et 17 milliards d'années) et de la supernova 97 ff (de 10 milliards d'années) située dans une galaxie peuplée de vieilles étoiles.
13) La densité observée de l'univers est très inférieure à la densité critique requise pour un univers plat.
14) Les structures à grande échelle de l'univers ne sont pas le fruit du hasard. Elles reflètent une périodicité comme celle d'un échiquier. Pourquoi ?
15) L'existence d'amas de galaxies, à un âge compris entre 2 et 7 milliards d'années après le Big Bang est incompatible avec les prédictions théoriques du Hot Big Bang et les très faibles anisotropies du fond diffus cosmologique.
16) L'existence des grands vides dans l'univers est en contradiction avec le modèle inflationnaire et le fond diffus cosmologique.
Comme on peut le constater, l'apparente solidité des arguments en faveur du modèle du Hot Big Bang se révèle, à l'analyse, beaucoup plus fragile qu'un examen superficiel pourrait le laisser supposer. La longue liste des problèmes posés par le modèle du Hot Big Bang et de son prolongement, le modèle inflationnaire, que nous venons d'égrener, témoigne de l'inadéquation de ce modèle avec les faits et de son absence de cohérence théorique.
Le modèle temporaliste, proposé par l'auteur, s'efforce de répondre aux différents problèmes que le modèle du Hot Big Bang ne résout pas.
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